Jeudi 12 mars 2009
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Poursuivons avec cette question :
Comment faire varier le nombre d’étiquettes dans une boucle KANBAN en fonction de la variation de la CMJ,
consommation moyenne par jour, fournie par le calcul MRP ?
La question se résumait à trouver comment AJOUTER ou REDUIRE le nombre d’étiquettes d’une boucle, cette valeur correspondant à la différence entre deux calculs d’une même boucle avec des valeurs
de CMJ différentes.
C’est en bloquant le retour des étiquettes KANBAN libérées par la consommation des contenants que le
système de régulation des boucles par le MRP fut mis au point :
Le retour des KB vers le
fournisseur ne devait plus se faire systématiquement mais devait passer par un régulateur chargé de maintenir, réduire, ou augmenter le nombre d’étiquettes.
Grâce à un système de compteurs, de numéros uniques pour chaque étiquette, de codes à barres pour simplifier et garantir les déclarations, une première « moulinette informatique » fut développée
pour tester le principe.
Le système comporte 5 compteurs :
Précédent :
Nombre d’étiquettes calculé avec le précédent calcul de CMJ
Actuel :
Nombre d’étiquettes calculé avec le dernier calcul de CMJ
Attente :
Nombre d’étiquettes en attente de constitution d’un lot ou généré en plus ou en moins par la régulation
Fabrication :
Ordre KANBAN en cours de fabrication, exprimé en nombre
d’étiquettes
Dispo :
Nombre d ’étiquettes (ou de contenants ) en stock en magasin, en atelier par lieu de consommation
Les Etiquettes KANBAN manuelles sont remplacées par des étiquettes « INFORMATIQUES » qui font le
LIEN entre les boucles PHYSIQUES et le SYSTEME CENTRAL .
La liaison entre le système central et le nombre d’étiquettes dans les boucles KANBAN était enfin
établie.
A chaque recalcul des boucles, le système ajoutait, maintenait ou retranchait des étiquettes afin de « coller » au plus proche de la demande.
Finie la limite des boucles manuelles avec tous les problèmes de maintenance.
Finies les pertes d’étiquettes retournées aux ateliers amonts : une imprimante près des moyens de
fabrication garantit la génération des étiquettes au bon endroit.
Enfin , la gestion des contenants avec étiquettes avec code à barres simplifia la vie de tous les acteurs de la production en apportant une qualité des stocks proche de 100% :
. Fini les ruptures pour stock
erroné
. Fini les stocks « négatifs »
. Fini les inventaires par les
ateliers
Pour les utilisateurs du terrain, le premier avantage du KANBAN informatisé fut d’abord l’amélioration notable de la qualité des stocks.
La dynamique associée à la mise en place du KANBAN informatisé n’apparût que dans une seconde phase, la
maîtrise des stocks libérant progressivement du temps pour travailler sur des chantiers d’amélioration continue.
CONSTAT après les premières mises en place
. Le nombre de références n’est plus un problème
(Remplacement des tableaux par des compteurs d’étiquettes)
. On anticipe les fluctuations de la demande , tous les jours si besoin
(Moteurs de régulation)
. La gestion des priorités de lancement devient « naturel »
(Consommation des étiquettes en temps réel)
. Le retour des étiquettes au fournisseur est garantie
(Interne / externe)
. La gestion par les contenants trace
les articles dans le flux
(Ordres / étiquettes)
. Enfin, la qualité des stocks n’est plus un problème
(Y compris les stocks de consignation)
Le cœur du système des flux tirés par KANBAN ayant été défini, nous
en étions encore au stade d’un prototype qu’il fallait industrialiser.
Il s’agissait donc de :
. définir les interfaces avec le système MRP central : simple et
fiable
. choisir les règles de calcul pour
calculer la CMJ : horizon de calcul
. définir le mode d’initialisation permettant de déployer de façon
maîtrisée : établissement d’une cartographie des flux, choix des
points de comptage, choix des articles pilotes pour la
formation
. définir le contenu des dossiers de
fabrication accompagnant les ordres Kanbans , en évitant de créer des doublons avec le système central
La Phase validation en grandeur réelle allait prendre un peu de temps , car
les priorités dans les entreprises en 1998 concernaient le passage à l’an 2000.
Par SFT
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Mardi 10 mars 2009
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Reprenons le fil de notre histoire
Après avoir définis nos paramètres industriels, taille du lot, délai, contenant, et la mise en place physique d’une boucle, la question suivante s’est posée :
Comment calculer la CMJ, consommation moyenne par jour ?
La liaison entre la nomenclature arborescente et les flux physiques s’est imposée à nous tout naturellement (ce qui est loin d'être le cas dans de nombreuses entreprises), la cohérence entre le
système d’informations central et les stocks ou les encours étant indispensable pour dimensionner nos boucles :
Pour tout article existant physiquement dans les ateliers ou les magasins doit correspondre un code article dans la nomenclature de type «Géré», ce qui bannit les articles fictifs ou fantômes car
le calcul des besoins "traverse" ce type d'article et il est donc impossible de calculer leur CMJ.
Ce point fondamental ayant été défini, il fut alors temps de s’attaquer au calcul de la CMJ.
Pour cela, il fut nécessaire de s’appuyer sur un calcul des besoins bruts qui exploitait uniquement sur les besoins générés dans les niveaux
inférieurs des nomenclatures, issus des quantités de produits finis retenues pour le calcul en prenant :
. soit les commandes clients
. soit les prévisions
. soit un mixte des deux
Une extraction des nomenclatures vers un tableur nous simplifia fortement les calculs pour les premières boucles qui se mirent en place.
Trois niveaux de boucles furent testées :
. sur les produits
finis ayant des départs journaliers
. sur des composants fabriqués
en interne , entrant dans la constitution des produits finis
. sur des
composants achetés avec des fournisseurs partenaires intéressés par la démarche
Exemple de calcul de la CMJ :
Dans l’exemple ci-dessous, nous
prendrons les paramètres suivants :
. Besoins : exprimés en
journalier
. Horizon
CMJ : 5 jours
. Calcul de la
CMJ : tous les jours
Le nombre de jours à prendre pour définir l’horizon de calcul provoqua de
nombreux débats qui ne furent tranchés que par des simulations d’outils informatiques permettant de visualiser les résultats suivant les valeurs retenues.
Exemple de calcul de la CMJ avec un mixte commande / prévisions :
Des résultats indiscutables furent obtenus sous
de nombreux aspects :
v
Améliorations de la qualité des
nomenclatures
v Cohérence entre les flux physiques et les flux d’informations
v Travail sur les lots et les contenants
v Simplification de la gestion des ordres de fabrication
Fin des inventaires journaliers effectués par les agents de maitrisev
Réactivité par du pilotage à la
journée
v Simplification du travail de planification
v Equilibrage et réduction des stocks jusqu'à 50
Zéro rupture quelques semaines après la mise en place
vForte réduction des transports urgents
vDéveloppement de véritables compétences logistiques sur les flux tirés par Kanban
Cet engouement dura plusieurs années, un équipementier automobile très connu intégra dans son système de progrès continu ce concept qu’il baptisa RCR
= reconstitution du consommé réel.
Hélas, un point fondamental restait à maîtriser pour rendre cet outil véritablement pérenne dans le temps.
Il s’agissait du RECALCUL DES BOUCLES KANBANS EN FONCTION DES VARIATIONS DE LA DEMANDE ET LA REMISE A JOUR DU NOMBRE D’ ETIQUETTES DANS LES BOUCLES.
Ce point fut mis en évidence par des difficultés basiques qui apparurent progressivement
et qui freinèrent fortement le déploiement de ce concept «génial» dans son
principe.
En effet les boucles Kanban «MANUELLES» montrèrent progressivement leurs limites
:
. Les
demandes des clients devinrent de moins en moins régulières.
. Le nombre d’articles à gérer en manuel resta limité.
. L’absence de contrôle du nombre d’étiquettes dans chaque boucle imposa de faire
des
inventaires dans les ateliers et les magasins de plus en plus souvent.
. La durée de vie de plus en plus courte des articles provoqua des stocks
dormants.
. L’absence de liaison entre le système central et le calcul des boucles engendra
des
. Le retour des étiquettes devint problématique avec des distances importantes
et
Toute cette gestion manuelle, pourtant défendue sous le principe KANBAN = OUTIL VISUEL, épuisa toutes les bonnes volontés et autres gestionnaires de flux Kanban, du logisticien de base à l’ingénieur Supply Chain.
Il fallait injecter de l'automatisme dans cet outil.
Par SFT
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Lundi 2 février 2009
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17:43
Encore un article sur le Kanban ?
Tout a pourtant été dit sur cet outil de terrain, séduisant, à la portée de tous, facile à mettre en
œuvre .
Alors pourquoi si peu d’applications dans les usines alors que de nombreux chantiers pilotes ont été
lancés avec enthousiasme ces dix dernières années mais sans poursuite ?
Plusieurs raisons majeures à cela :
- Des règles de base souvent non
respectées tant au niveau de la formule de calcul que de la mise en œuvre.
- Une contrainte de flux incompatible avec la réalité d’aujourd’hui
:
la
consommation des articles doit être régulière !
- Enfin, à l’ère d’Internet et des ordinateurs de plus en plus performants, la liaison entre les étiquettes Kanban et le système
d’informations central de l’entreprise est indispensable.
La prise en compte de tous ces points rédhibitoires avec des applications industrielles réussies nous
a poussée à écrire ces quelques lignes pour tenter de rediffuser largement cet outil qui
reste toujours aussi efficace pour améliorer les performances industrielles.
Un peu
d'histoire...
Il nous a fallu une vingtaine d’années pour obtenir enfin un «mariage réussi», c’est-à-dire
combiner les avantages du MRP et du Kanban.
Mariage longtemps considéré contre nature, le Kanban avait un coté rebelle car il permettait aux ateliers clients / fournisseurs de dialoguer
entre eux au fil de l’eau en échappant au système central lourd, complexe, peu réactif et pour tout dire appartenant à une équipe «d’experts» qui semblaient parfois un peu perdus au milieu de leurs OF.
C’est en 1987 que commencent nos premiers chantiers FLUX TIRES par Kanban.
D’abord entre deux postes de travail pour bien appréhender le principe de l’appel par l’aval, ensuite ce principe de pilotage s’applique progressivement à de véritables «boucles» avec
plusieurs articles fabriqués par une même machine et consommés en même temps par plusieurs postes clients : presse d’injection / lignes d’assemblage par exemple.
Les résultats furent immédiats : rééquilibrage des stocks, zéro rupture, surface de stockage maîtrisée, implication du personnel de fabrication, réactivité journalière , ...
Un véritable engouement.
Plusieurs principes de calcul pour les boucles furent testés : déclenchement de fabrication par seuil, par atteinte du lot, par retour de chaque étiquette , ...
En essayant de rester au plus près des principes de TOYOTA, une formule standard s’est imposée à nous dans les années 1990.
Règle retenu : il s’agit de piloter des stocks à partir de leur consommation en s’aidant d’étiquettes qui retournent vers le fournisseur.
Il a été retenu que le fournisseur en question sera le FABRICANT des pièces contenues dans les contenants.
Le pilotage de livraison de contenants d’un magasin central par exemple vers des bords de ligne n’a pas été pris en compte tout de suite. Ce système, pour éviter toute confusion a été
appelé boite vide / boite pleine.
Comme présenté dans
le schéma çi dessous, la consommation d’un contenant déclenche le retour d’une étiquette vers le fournisseur, un tableau ayant été prévu à cet effet.
Plusieurs questions se posèrent pour dimensionner les
boucles :
Combien faut-il d’étiquettes au tableau pour autoriser la refabrication des pièces ou combien de pièces y aura t-il à fabriquer ?
Dans combien de temps le premier contenant de pièces sera t-il disponible dans le stock pour mon client
avant la rupture ?
Comment visualiser les priorités de fabrication ?
En répondant à ces trois questions par une formule qui s’applique parfaitement au tableau visuel, les données se sont très vites éclaircies :
Pour maîtriser le délai, il faut contrôler la file d’attente.
Pour maîtriser cette file d’attente, il faut travailler à lot fixe.
En analysant la population d’articles, il est possible de définir la durée moyenne de la file d’attente. Une fois le lot atteint, il faut avoir en stocks un nombre de pièces
suffisant pour respecter le délai de fabrication.
C’est à ce niveau qu’intervient la CMJ, consommation moyenne jour dont nous reparlerons plus tard.
Nous avons donc une quantité fixe qui déclenche la fabrication, un délai pour mettre à disposition les pièces refabriquées, et puis bien sur une sécurité pour les aléas.
Toutes les données sont réunies pour définir notre formule de base :
La sécurité exprimée elle aussi en durée (jours par exemple), notre formule est parfaitement homogène.
Notre prochain rendez-vous aura pour thème : les flux physiques , les données techniques et la CMJ
(Consommation Moyenne par Jour).
Par SFT
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Mercredi 14 janvier 2009
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/2009
15:27
Bonjour et bienvenue sur le blog MRP et KANBAN.
Après une période de réflexion, il était enfin temps...
Nous vous proposons ce blog afin d'apporter notre contribution à ce sujet, épineux s'il en est, du pilotage des productions industrielles en flux tirés et kanban, le tout en
adéquation avec un système informatique centralisé de type MRP.
Quel objectifs nous fixons nous ?
1. Vous livrer nos réflexions sur le sujet plus global du pilotage industriel et de son optimisation.
2. Vous présenter le fruit de nos expéreinces dans la mise en place de kanbans informatisés en liaison avec des MRP.
3. Vous faire découvrir notre logiciel SFT (système de flux tirés).
4. Faire de ce blog, au fur et à mesure de son enrichissement, un outils de réflexion et de synthèse des solutions optimales.
N'hésitez donc pas à réagir aux articles vous ayant sensibilisé, soit en postant vos commentaires, soit en nous faisant part de vos propres expériences ou réflexions.
Le sujet du flux tirés en kanban et de son fonctionnement avec les systèmes informatiques MRP méritent que nous le fassions vivre et évoluer !
A très bientôt,
L'équipe OrgaFlux.
Par SFT
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